Le personnel diplomatique non essentiel de l'ambassade de France à Téhéran a quitté l'Iran en raison des manifestations populaires qui secouent le pays depuis fin décembre.
Ces troubles ont été déclenchés par des commerçants protestant contre la vie chère et se sont rapidement étendus aux régions les plus pauvres, ciblant désormais le pouvoir des mollahs dirigé par l'ayatollah Ali Khamenei.
Le mouvement est le plus important depuis la mort de Mahsa Amini en septembre 2022, qui avait déclenché une vague nationale de protestations contre la police des mœurs.
Les forces de l'ordre iraniennes répriment ces mobilisations dans le sang : plus de 600 manifestants ont été tués et environ 10 000 arrêtés selon l'ONG Iran Human Rights.
Le gouvernement iranien tente également de montrer son soutien en organisant des rassemblements massifs pro-régime à Téhéran et dans d'autres villes.
Les pays occidentaux suivent la situation de près, inquiets de la brutalité employée pour mater le mouvement.
La présence de personnel diplomatique réduit reflète la prudence des États étrangers face à l'instabilité croissante.
Le président Emmanuel Macron a condamné la « violence d'État » et a appelé au respect des libertés fondamentales, soulignant que la France se tient aux côtés des Iraniens qui défendent leurs droits.
Le Royaume-Uni a qualifié la répression d'« horrible » et l'Union européenne envisage de nouvelles sanctions plus sévères contre l'Iran.
Aux États-Unis, la Maison Blanche maintient la diplomatie comme priorité mais ne ferme pas la porte à d'éventuelles frappes aériennes pour mettre fin à la répression.
Cette crise représente l'un des plus grands défis pour le pouvoir iranien depuis la création de la République islamique.
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Macron Condamne La Répression En Iran Et Le Personnel Diplomatique Français Quitte Téhéran